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DEMBA KANDJI «RECADRE» DIONNE, IDY ET SONKO

Mardi 26 Février 2019

DEMBA KANDJI «RECADRE» DIONNE, IDY ET SONKO
Le président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), le juge Demba Kandji, a fait face à la presse hier, lundi 25 février, pour mettre en garde les coalitions en lice pour la présidentielle du 24 février. Selon lui, personne n’a le droit de proclamer les résultats provisoires de cette élection, dont le scrutin s’est tenu hier dimanche, à part la CNRV, seul organe habilité à le faire. Il signale que, pour le moment, seuls les résultats de 7 départements sont disponibles sur les 45 que compte le Sénégal. Ainsi donne-t-il rendez-vous au peuple sénégalais le jeudi ou au plus tard, le vendredi 1er mars, pour la publication des résultats provisoires. 
 
Face au tiraillement entre la mouvance présidentielle qui crie déjà victoire dès le premier tour par la voix du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne qui a même annoncé 57 % et les coalitions de l’opposition notamment Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui réclament un second tour, le président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), le juge Demba Kandji, se veut clair et ferme. Selon lui, personne n’a le droit de proclamer des résultats provisoires, hormis la CNRV. Il faisait face à la presse hier, lundi 25 février. «Nous sommes dans le processus, en tant que commission nationale de recensement des votes, chargée, à titre provisoire de rassembler les votes et de proclamer provisoirement les résultats. Nous faisons ce travail sur la base des comptes rendus qui nous sont remontés par les délégués de la Cour d’appel qui sont présents sur l’ensemble du territoire national et également sur la foi des procès-verbaux (Pv) qui nous parviennent des 45 commissions départementales de recensement des votes. Lesquelles travaillent sur les Pv des bureaux de vote et sur tout document pertinent annexé à ces PV», at-il indiqué. 
 
RESULTATS DE 7 DEPARTEMENTS SUR LES 45, DISPONIBLES 
 
M. Kandji précise que la Commission nationale de recensement des votes qui est composé de trois magistrats, de deux représentants des candidats en lice, en raison d’un titulaire et d’un suppléant, est sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Puis insistera-t-il: «la Commission nationale seule a le pouvoir de redresser et d’annuler. Les chiffres qui nous parviennent peuvent être redressés, s’il y a des erreurs, et peuvent faire l’objet d’annulation, s’il y a un motif qui le justifie. La Commission départementale, contrairement à nous, ne peut faire que redresser des erreurs. Le travail de la commission commence aujourd’hui (hier lundi, ndlr) parce qu’en ce moment nous avons les PV de Saint-Louis, de Gossas, de Guédiawaye de Malem Hoddar, de Mbirkilane, de Bambey et de Kougheul». 
 
LA PRESSE SERA ASSOCIEE DANS LE PROCESSUS 
 
Par ailleurs, Demba Kandji informe que pour cette élection, la presse sera associée au processus pour plus de transparence. «Nous avons cru devoir vous (médias, Ndlr) associer à cet exercice. Parce que, même si vous ne pouvez pas, avec vos caméras et vos appareils photos, être présents dans nos lieux de travail, vous êtes quand même des témoins privilégiés sur qui, nous comptons pour relayer l’information. Les seuls documents sur lesquels nous pouvons, avec pertinence travailler, doivent nous provenir des 45 départements que couvrent nos Commissions départementales de recensement. Ce sont des PV qui sont à la disposition de nos magistrats et des représentants des candidats en lice», soutient-il. Toutefois, souligne le juge, s’il n’est pas possible de s’accorder par le consensus, la loi donne le pouvoir aux trois magistrats de la CNRV de trancher. Et, à charge pour les représentants des coalitions qui trouvent qu’il y a grief d’annexer leurs observations aux procèsverbaux qui seront remis, au plus tard le vendredi 1er mars 2019 à minuit, au Conseil constitutionnel. Interpelé sur les sorties de Mahammed Boun Abdallah Dionne mais aussi de Idrissa Seck et Ousmane Sonko, le juge Kandji répond : «ce sont des politiques, ils sont dans leur droit. Moi, je suis juge». 
 
Lexpress.sn

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